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Jehan Alain 1938

Le 11 Novembre prochain, l'hommage national aux victimes de guerre soulignera particulièrement ceux de 1940.

L'association " le Souvenir Français " vient de publier la nécrologie d'un certain nombre d'entre eux dont notre ancien et illustre organiste de Saint Nicolas, le compositeur Jehan ALAIN (1911-1940)

Né à Saint-Germain-en-Laye, le 3 février 1911, Jehan Alain bénéficie d’une solide hérédité musicale puisque son père Albert Alain, organiste de l’église paroissiale de Saint-Germain fut un compositeur fécond, et que sa grand-mère maternelle était une pianiste de grand talent.

 

Doué pour la musique et le dessin, mû par un humour et une fantaisie qui ne laissent pas de frapper ses camarades, Jehan Alain est aussi un travailleur opiniâtre. Dans le train qui le mène à Paris, il compose.

Ses œuvres musicales seront marquées par ces traits de caractère, comme elles le seront aussi par le sceau de l’indépendance. Des rythmes nouveaux qui donnent à ses œuvres un dynamisme extraordinaire, des harmonies superbes jamais entendues auparavant confèrent à son œuvre un caractère insolite.

Organiste, il a beaucoup composé pour l’instrument roi : deux « Fantaisies », les « Trois Danses » et les non moins célèbres « Lituanies », la « Suite pour orgue », etc. Le piano tient une place importante avec des pièces assez courtes, de toute beauté et de haute virtuosité. Quant à l’œuvre vocale, elle contient des pièces religieuses et profanes.

Avant de partir pour la guerre, Jehan Alain a dressé le catalogue des œuvres de sa courte existence : 130 numéros d’opus. Mais, de son vivant, seules cinq pièces pour orgue et une pièce pour piano ont été publiées.

Mobilisé dès septembre 1939, agent motocycliste au 29ème régiment de cuirassiers, il fait toute la campagne de Belgique en mai 1940. Une première citation à l’ordre de l’armée consacre sa conduite. Après Dunkerque, et un court séjour en Angleterre, il se trouve engagé près de Saumur le 20 juin, dans une action de reconnaissance. Il fait face à l’ennemi sans aucune hésitation et lui inflige des pertes, avant d’être tué d’un coup de feu en plein cœur.

Jehan Alain repose au cimetière du Pecq (Yvelines).

(Article paru dans le « Souvenir Français »)